Renseigner le CA, les charges, les investissements et le financement
Le cœur d'un prévisionnel repose sur quatre blocs de saisie : le chiffre d'affaires, les charges, les investissements et le plan de financement.
Ce guide détaille chaque écran et ses options.
Prérequis
ℹ️ À savoir
Vous devez avoir créé un prévisionnel au préalable. Les quatre blocs sont accessibles depuis la section Construire de la barre latérale du dossier.
Compte de résultat — Produits (CA)
Depuis le dossier, cliquez sur Compte de résultat dans la barre latérale.
Ajouter une ligne de chiffre d'affaires
- Dans la section Produits d'exploitation, cliquez sur Ajouter une ligne
- Saisissez le libellé (ex. : « Prestations de conseil »)
- Choisissez la catégorie :
- Vente de marchandises
- Production vendue — Services
- Production vendue — Biens
- Prestations de services
- Subventions
- Autres produits
- En vue Détail, basculez entre le mode Mois par mois (une cellule par mois de l’exercice) et le mode Annuel (un montant réparti uniformément) ; en vue Tableau, le montant se saisit directement par exercice
💡 Astuce
En mode Mois par mois, vous pouvez saisir des montants différents chaque mois pour refléter une saisonnalité. En mode annuel, vérifiez la ventilation sur les mois réellement couverts par l’exercice sélectionné.
Saisir tous les exercices d'un coup — vue tableau
Le sélecteur Tableau / Détail, en haut de la section Produits d'exploitation, change la façon de saisir :
- Tableau (vue par défaut) : une ligne par produit, une colonne par exercice. C'est la vue à choisir pour traiter un poste de chiffre d'affaires sur tout l'horizon sans changer d'onglet d'année.
- Détail : une ligne dépliable, avec sa répartition mois par mois.
La préférence est conservée par dossier, indépendamment de celle des charges.
Dans la vue Tableau, chaque ligne porte :
- son libellé et sa catégorie ;
- son taux de TVA, modifiable sur place — il pilote la trésorerie et la déclaration. Quand le modèle économique de la ligne impose ce taux — une remise tabac est hors TVA côté débitant — le sélecteur est verrouillé sur le taux que le moteur retient, avec la raison sous le champ. Ce sélecteur est unique : le volet Détail ne le répète pas, pour qu'aucun second contrôle n'affiche un taux contredisant celui du tableau.
- un montant annuel HT par exercice, en euros entiers : les centimes sont refusés à la saisie plutôt que rabotés en silence. Le montant est réparti une seule fois, à la validation — tapez-le puis appuyez sur Entrée ou quittez le champ ; tant que vous tapez, rien n'est réparti. Le total de la colonne est exactement celui que vous avez tapé, et les autres exercices ne bougent pas. Un produit négatif est refusé, sauf sur la ligne Rétrocessions / RRR — comme en vue Détail.
- à partir du deuxième exercice, un champ évol. % : validez par Entrée ou en quittant le champ. Le montant est recalculé depuis l'exercice précédent, profil mensuel conservé, et les exercices suivants gardent le taux qu'ils portaient déjà. Le champ + % sous l'en-tête d'un exercice, suivi de Appliquer, pose le même taux sur les lignes de chiffre d'affaires admissibles de la colonne : les subventions, les autres produits, les lignes dont le montant saisi n'est pas déjà du chiffre d'affaires (remise tabac, commission) et celles qui démarrent à cet exercice en sont exclus ; l'achat-revente, lui, y est bien. Ce périmètre est rappelé sous la grille. Un taux hors de l'intervalle -100 % à 500 %, ou une saisie qui n'est pas un nombre, est refusé : aucun produit négatif ne peut être créé par ce geste.
Entrer dans un champ évol. % puis en ressortir sans rien taper ne modifie rien, et un champ laissé vide n'est pas lu comme 0 %. Une ligne dont l'exercice précédent est à zéro affiche « pas d'exercice de référence » : aucun taux ne peut se rapporter à une base vide.
Le pied du tableau rappelle, exercice par exercice, le total des produits d'exploitation et la part qui est du chiffre d'affaires (les subventions et autres produits en sont exclus).
ℹ️ À savoir
Saisir un montant annuel conserve la saisonnalité de la ligne : le montant est redistribué au prorata du profil mensuel existant. Les lignes concernées portent la puce saisonnalité personnalisée. Une ligne dont les mois sont déjà égaux, elle, reste répartie uniformément, le reliquat de division tombant sur le dernier mois.
Impact — « mois égaux » s'entend au centime près : douze mois à 100,04 €, venus d'un import ou d'une charge en pourcentage, sont reconnus comme réguliers, et non comme une saisonnalité. Leur ventilation mensuelle s'égalise donc à la première correction annuelle (le total, lui, ne bouge pas). Le montant affiché est arrondi à l'euro, mais la comparaison porte sur la valeur réelle : saisir « 1200 » sur une ligne qui vaut 1 200,48 € corrige bien les mois, alors qu'entrer puis sortir du champ ne touche à rien.
Revenir au détail d'une ligne
Le bouton Détail, au bout de chaque ligne du tableau, ouvre la ligne telle qu'elle apparaît en vue Détail, sous le tableau et sur l'exercice affiché : modèle économique (remise tabac, commission, achat-revente), rotation de stock, répartition mois par mois et Répéter janv. sur l'année (le bouton nomme le premier mois de l'exercice). Le libellé, la catégorie et la TVA ne sont pas répétés dans le volet : ils restent sur la ligne du tableau. Le mode de saisie (Mois par mois / Annuel), lui, reste disponible dans le volet : une ligne déjà en mode annuel peut donc y revenir au mensuel, et retrouver ce bouton. Ouvrir ce volet ne modifie aucun montant, et passer de Tableau à Détail conserve la répartition mensuelle déjà saisie.
Une ligne en remise tabac ou en commission n'est pas saisissable directement dans le tableau : le montant que vous y saisiriez est une assiette (débit tabac, volume intermédié), pas du chiffre d'affaires. Le tableau affiche son mode et le CA comptable reconnu qui en découle, avec l'assiette rappelée en dessous ; la saisie se fait depuis son Détail.
L'achat-revente, lui, se saisit normalement dans le tableau : le montant que vous y portez est le chiffre d'affaires. Seule la charge d'achat (compte 607) en est dérivée, par le taux de marge. Un commerce en achat-revente n'a donc pas à changer d'exercice dans le Détail pour saisir ses ventes.
La catégorie comptable suit la même règle que la TVA : quand le modèle économique de la ligne l'impose, le sélecteur est verrouillé sur le classement que le moteur retient, avec la raison affichée. Une remise de débitant de tabac rémunère un service rendu (compte 706) : elle ne peut être ni financière ni exceptionnelle. Un dossier enregistré avant cette règle, portant une catégorie contredisant son modèle, est corrigé à l'ouverture et la correction part avec la sauvegarde suivante. La catégorie et le compte comptable de la ligne sont corrigés ensemble : une ligne « Subventions / 740 » basculée en remise tabac passe en prestations de services ET en 706. Sans cela, elle gardait son compte 740 ; l'écran et le compte de résultat la classaient en 706, tandis que l'export FEC créditait toujours 740 — et le retour au modèle « Standard » figeait l'écart. Un dossier déjà enregistré dans cet état est réparé à l'ouverture : un compte qui contredit sa catégorie revient au compte de cette catégorie. Un sous-compte de la bonne racine (706100 pour des prestations) est conservé tel quel.
Dans les sections Résultat financier et Résultat exceptionnel, le total d'une section (« Total V », « Total VII ») est le produit reconnu par le moteur. Une ligne à modèle économique y affiche donc sa commission, et son assiette saisie est rappelée juste en dessous : les deux chiffres sont différents, et les confondre revenait à annoncer un volume intermédié comme un produit financier.
En vue Tableau, le bloc Construire l'exercice conserve un bouton de taux pour les produits, mais son périmètre change : il ne couvre plus que les produits financiers et exceptionnels (76x, 77x), que le tableau n'affiche pas. Les produits d'exploitation portent leur taux dans la grille. Aucun poste ne reste ainsi sans chemin d'évolution, et un même taux ne s'applique jamais deux fois.
Naviguer entre les années
Les onglets en haut du tableau vous permettent de passer d'une année à l'autre (par exemple 2027 · 16 mois, puis 2028 · 12 mois). Si vous avez importé un historique, un onglet N-1 (Historique) affiche les données passées.
Sur écran large, le même sélecteur est repris dans le rail de navigation à droite, sous le titre Exercice affiché, avec les mêmes libellés que les onglets du haut (2027 · 16 mois, 2028 · 12 mois…) et une navigation par flèches. Il suit la page pendant le défilement : vous changez d'exercice depuis la section Personnel ou Investissements sans remonter en haut. Les deux commandes pilotent le même exercice, l'une reflète toujours l'autre.
Coller des montants depuis Excel
Copiez une ligne ou une colonne de montants, sélectionnez le premier mois destinataire, puis collez. Le collage remplit les cellules de la période ; une matrice incompatible, un montant invalide ou un dépassement de l’exercice est refusé sans coller partiellement les valeurs.
Vérifiez les mois destinataires avant de poursuivre. L’annulation du collage porte sur la plage concernée et conserve les modifications réalisées ailleurs dans le tableau.
Reprendre un exercice et conserver le contexte
Les actions de reprise ou d’évolution entre exercices tiennent compte des mois civils et des durées réelles. Pour une référence longue, la dernière occurrence du même mois sert de référence ; pour une référence courte, relisez le profil répété annoncé par l’interface.
Les charges ponctuelles restent limitées à leur période : contrôlez notamment celles situées après le douzième mois d’un exercice long. Pour le personnel, vérifiez dates d’entrée/sortie, présence partielle et distinction entre cotisations salariales et patronales.
Lors d’un clic vers un autre onglet du dossier, Node Pulse attend la réussite de la sauvegarde des écrans de saisie concernés. En cas d’échec ou de ligne incomplète, l’écran reste ouvert avec un message : corrigez la saisie avant de poursuivre.
Après sauvegarde, les lignes ouvertes et le contexte de saisie sont conservés sur les écrans concernés. Attendez la confirmation d’enregistrement. Un état de chargement ou une erreur de récupération ne constitue pas un montant nul à ressaisir.
Utiliser l'assistant IA
Cliquez sur Compléter avec l'IA pour obtenir des suggestions de lignes de CA basées sur votre code NAF et vos benchmarks sectoriels. Les suggestions apparaissent dans un panneau latéral avec des cases à cocher : désélectionnez celles qui ne vous conviennent pas, puis cliquez sur Accepter pour les ajouter.
ℹ️ À savoir
L'IA ajoute des lignes sans supprimer celles que vous avez déjà saisies.
Compte de résultat — Charges
Les charges se saisissent dans la même page, sous la section Charges d'exploitation.
Catégories de charges
| Classe | Exemples |
|---|---|
| Achats (cl. 60) | Matières premières, marchandises, services externes |
| Charges externes (cl. 61-62) | Sous-traitance, loyer, énergie, transport, publicité, assurances, frais bancaires |
| Impôts et taxes (cl. 63) | CFE, taxe foncière |
| Personnel (cl. 64) | Salaires bruts, charges sociales, rémunération des associés |
Chaque ligne fonctionne comme une ligne de CA : libellé, catégorie, mode Mois par mois ou Annuel, ou encore % du CA.
Taux de TVA des charges
Le taux de TVA d'une nouvelle charge dépend de sa catégorie. Les dépenses qui ne portent pas de TVA sont proposées à 0 % : assurances, services bancaires, impôts et taxes (CFE, CVAE, taxe sur les salaires), rémunérations et cotisations sociales, intérêts d'emprunts, autres charges de gestion courante. Les autres catégories reprennent le taux d'achat du dossier, en général 20 %.
Changer la catégorie d'une ligne remet le taux proposé pour la nouvelle catégorie. Vous pouvez toujours le modifier ensuite, par exemple pour la location d'un terminal de paiement, soumise à TVA.
ℹ️ À savoir
Une charge d'une de ces catégories saisie avec de la TVA déductible déclenche un point de contrôle non bloquant, visible dans Alertes et contrôles du tableau de bord : « TVA de 20 % appliquée, cette dépense n'en porte normalement pas ». Mettez le taux de la ligne à 0 % si la dépense n'en porte pas.
Dépenses saisonnières
Une charge peut varier d'un mois à l'autre : carburant d'une activité agricole ou de travaux, matières d'une production saisonnière, chauffage l'hiver. Un rappel sous le titre de la section, « Une dépense qui varie selon les mois ? », renvoie vers les trois façons de la saisir :
- Mois par mois : en vue Détail, dépliez la charge et choisissez le mode Mois par mois. Chaque mois a sa propre case. Le bouton Répéter janv. sur l'année recopie le premier mois quand la dépense redevient régulière.
- Collage depuis un tableur : dans ce même mode, copiez une ligne ou une colonne de montants dans votre tableur et collez-la dans le premier mois à remplir (voir « Coller des montants depuis Excel » plus haut).
- % du CA : pour une dépense qui suit l'activité, choisissez % du CA sur la ligne, ou cochez En % du CA en vue Tableau. Le montant suit alors le chiffre d'affaires mois par mois : la saisonnalité saisie sur le CA se retrouve dans la charge, sans rien ressaisir.
La vue Tableau n'affiche qu'un montant par exercice : une charge dont les mois diffèrent y porte la puce « saisonnalité personnalisée », et corriger son total annuel conserve son profil mensuel (voir ci-dessous).
Un montant saisi pour un exercice entier est réparti sur ses mois une seule fois, à la validation : tapez le montant, puis appuyez sur Entrée ou quittez le champ. Tant que vous tapez, rien n'est réparti — sans quoi « 24 000 » vous aurait fait passer par 2, 24, 240 et 2 400, chaque étape servant de profil à la suivante. Entrer dans le champ puis en sortir sans rien taper ne modifie rien, et un montant refusé (des centimes, par exemple) laisse vos mois intacts. Coller une cellule depuis Excel suit exactement la même règle : le montant collé remplit le champ, se corrige librement, et n'est réparti qu'à la validation.
Ce montant est réparti sur les mois de l'exercice en euros entiers — au centime seulement lorsque l'arrondi à l'euro déformerait la trajectoire d'un exercice suivant (moins de 0,05 % d'écart toléré). Le champ annuel n'accepte pas de décimales : un montant avec centimes est refusé à la saisie plutôt que raboté en silence.
Un dossier importé peut, lui, porter des centimes venus d'ailleurs (une liasse, une charge en pourcentage du CA). Le champ affiche alors le montant arrondi — 1 200 € pour 1 200,48 € — mais il compare toujours à la valeur réelle : saisir « 1200 » corrige effectivement les mois, là où entrer puis sortir du champ sans rien taper les laisse intacts.
Deux règles de répartition, selon la ligne :
- Profil mensuel régulier : quotient entier, reliquat sur le dernier mois de l'exercice. 220 000 € sur douze mois donnent onze mois à 18 333 € puis un dernier à 18 337 €. Un petit montant ne se saucissonne pas : 6 € sur douze mois donnent onze mois à 0 € et un mois à 6 €, jamais un mois négatif.
- Saisonnalité personnalisée (les mois ne se déduisent pas d'une répartition régulière — la ligne porte alors la puce « saisonnalité personnalisée » dans le tableau) : le montant est redistribué au prorata du profil existant, qui est donc conservé, signes compris. Un avoir de février reste un avoir : ressaisir le total inchangé d'une ligne
[100, -20, …]la rend à l'identique. Un profil dont les mois s'annulent exactement (somme nulle) ne permet aucun prorata : il est alors réparti régulièrement.
ℹ️ À savoir
Un reliquat d'arrondi n'est pas une saisonnalité. Une répartition régulière laisse un reste sur le dernier mois (1 000 € sur douze mois : onze fois 83 € puis 87 €). Ce reste est reconnu comme tel à la correction suivante : ressaisir 12 000 € donne bien douze mois à 1 000 €, et non [996 × 11, 1 044]. La règle se relit sur la série elle-même — elle survit donc à l'enregistrement et au rechargement du dossier, sans rien de plus à conserver.
Impact — un profil saisi à la main qui coïnciderait exactement avec la répartition régulière de son total (par exemple onze mois à 0 € et un unique montant en décembre) est aplati à la saisie annuelle suivante. Ce cas est indiscernable d'un reliquat. Les saisonnalités réelles, qui portent plusieurs mois distincts, restent conservées.
La règle vaut aussi pour les montants au centime venus d'un import ou d'une charge en pourcentage du CA : douze mois à 100,04 € sont reconnus comme réguliers, et non comme une saisonnalité. Elle vaut enfin lors d'un changement de durée d'exercice : un exercice de 9 mois réparti régulièrement reste régulier une fois transposé sur 12 mois, le reliquat restant sur le dernier mois — il ne se retrouve plus au milieu de l'année.
Impact — sur ces deux familles de séries, la ventilation mensuelle change : les mois s'égalisent là où le premier reliquat s'était figé en poids saisonnier. Le total de l'exercice, lui, ne bouge pas.
Dans les deux cas, la somme des mois égale exactement le montant saisi.
Saisir tous les exercices d'un coup — vue tableau
Le sélecteur Tableau / Détail, en haut de la section, change la façon de saisir :
- Tableau (vue par défaut) : une ligne par charge, une colonne par exercice. C'est la vue à choisir pour traiter un poste sur tout l'horizon sans changer d'onglet d'année.
- Détail : une charge dépliable, avec sa répartition mois par mois.
La préférence est conservée par dossier, indépendamment de celle des produits.
Appliquer un taux d'évolution par ligne et par exercice
Dans la vue Tableau, chaque charge saisie en montant porte, sous le montant de chaque exercice à partir du deuxième, un champ évol. % :
- Saisissez le taux propre à la ligne : loyer +2 %, assurances +3 %, énergie +8 %.
- Validez par Entrée ou en quittant le champ. Tant que vous n'avez rien tapé, entrer dans la cellule puis en sortir ne modifie rien, et un champ laissé vide n'est pas lu comme 0 %. Un taux hors de l'intervalle -100 % à 500 %, ou une saisie qui n'est pas un nombre, est refusé : rien n'est écrit, plutôt qu'un taux ramené en silence à la borne la plus proche.
- Le montant de l'exercice est recalculé depuis l'exercice précédent, profil mensuel conservé, arrondi à l'euro.
- Les exercices suivants conservent le taux qu'ils portaient déjà et leur propre répartition mensuelle : seul leur total est recalculé. Corriger l'exercice 2 propage la correction jusqu'au dernier exercice, sans écraser vos autres taux ni redistribuer leurs mois. Un -100 % met l'exercice à zéro, et ce zéro se propage : la charge ne réapparaît pas à l'exercice suivant. Le tableau le rappelle sous la grille : un montant saisi à la main dans un exercice en aval est, lui, remplacé par ce rechaînage.
Quand une saisie ne change rien — le critère porte sur les montants
Un taux validé est écarté uniquement quand le montant qu'il implique est déjà celui de l'exercice. C'est le montant qui tranche, jamais la comparaison de deux taux. Deux exercices à 12 000 000 € et un « 0 % » ressaisi laissent donc les vingt-quatre mois intacts : le montant visé est exactement celui en place.
⚠️ Attention
Ressaisir le taux affiché n'est pas neutre. Le taux de la cellule est arrondi au centième de point, et sur de gros montants cet arrondi porte des euros. Exemple : un exercice 1 à 12 000 000 € suivi d'un exercice 2 à 10 000 001 € affiche -16,67 %. Revalider ce -16,67 % écrit 9 999 600 €, soit 401 € de moins qu'avant votre geste — et ce nouveau montant sert ensuite de base au rechaînage des exercices suivants.
Auparavant, ce geste était intercepté et déclaré sans effet. C'était une invariance sur le taux affiché, pas sur vos montants : elle empêchait aussi un -100 % d'annuler un exercice résiduel de 0,40 €, dont le taux affiché valait déjà « -100 % » par arrondi. La charge survivait à son annulation. Si vous voulez conserver le montant de l'exercice, ne revalidez pas la cellule — sortez-en sans rien saisir.
ℹ️ À savoir
Un centime arrondi n'annule pas un exercice. Le rechaînage des exercices suivants se calcule sur les totaux non arrondis. Sur des totaux [12 000 € ; 12 000 € ; 0,40 € ; 12 000 €], une hausse de +10 % en exercice 2 laisse l'exercice 3 affiché à 0 € — c'est l'arrondi du montant visé de 0,44 € — et porte bien l'exercice 4 à 13 200 €. Seul un montant visé réellement nul vide un exercice.
Ce résidu est aussi conservé dans le dossier, au centime : les mensualités s'écrivent en euros entiers, sauf sous l'euro, où le centime prend le relais — un exercice visé à 0,70 € s'écrit 0,70 € et non 1 €. Sans cela, votre geste suivant repartait d'un exercice 3 à zéro : après la hausse ci-dessus, un -100 % en exercice 2 laissait 13 200 € en exercice 4, et remplacer le +10 % par un +20 % y laissait 13 200 € au lieu de 14 400 €. L'affichage ne change pas ; seule la suite de vos corrections redevient juste, y compris après enregistrement et rechargement du dossier.
⚠️ Attention
Une évolution peut être refusée, et c'est voulu. Si le taux saisi ramenait un exercice à un montant que le centime ne sait pas représenter — moins de 50 € portant un résidu sous le centime — l'opération est entièrement refusée, avant la moindre écriture, avec un message qui le dit. Exemple : sur des totaux [12 000 € ; 12 000 € ; 0,01 € ; 12 000 €], une baisse de -50 % viserait 0,005 € en exercice 3, montant que le dossier écrirait 0,01 €. Le rapport qui relie l'exercice 4 à l'exercice 3 en serait divisé par deux, et vos corrections suivantes deviendraient fausses sans prévenir. Corrigez les mensualités de cet exercice, puis ressaisissez le taux.
Pour traiter une colonne entière, utilisez le champ + % placé sous l'en-tête de l'exercice, puis Appliquer : le taux est posé sur toutes les charges de la colonne saisies en montant qui ont un exercice de référence.
Comment le taux est calculé quand les exercices n'ont pas la même durée
Le taux compare le total de l'exercice au total de l'exercice précédent ramené à la même durée. Un premier exercice de 9 mois à 1 000 €/mois pèse 9 000 € ; la référence de l'exercice 2, qui compte 12 mois, vaut donc 9 000 / 9 × 12 = 12 000 €. Saisir +2 % y écrit 12 240 €, et le champ réaffiche bien +2 %. Sans cette mise à la même durée, le champ affichait +36 % après une saisie à +2 %.
ℹ️ À savoir
Le taux affiché est toujours relu depuis les montants. Écrivez un montant à la main dans un exercice et le taux se recalcule aussitôt : c'est le montant qui fait foi, jamais un taux mémorisé à côté.
Trois cas sortent volontairement de ce mécanisme :
- Une charge saisie en % du CA n'a pas de champ d'évolution : elle suit déjà la croissance du chiffre d'affaires, lui ajouter un taux la ferait grandir deux fois.
- Une charge ponctuelle n'a pas d'exercice de référence : ses montants restent ceux que vous avez saisis.
- Une ligne dont l'exercice précédent est à zéro affiche « pas d'exercice de référence » au lieu d'un champ : aucun taux ne peut se rapporter à une base vide, et un 0 % appliqué là effacerait votre saisie.
Le bouton de taux du bloc Construire l'exercice applique exactement la même convention que la colonne « évol. » du tableau, y compris pour les produits et charges financiers et exceptionnels : le total de l'exercice précédent est ramené à la durée de l'exercice courant, et les exercices suivants sont rechaînés. Sur un premier exercice de 16 mois, le même « +2 % » donne donc le même montant, que vous passiez par la grille ou par ce bouton — avant, les deux gestes écrivaient 15 300 € d'un côté et 12 240 € de l'autre.
En vue Tableau, le bloc Construire l'exercice conserve ce bouton pour les charges, mais son périmètre change : il ne couvre plus que les charges financières et exceptionnelles (66x, 67x), que le tableau n'affiche pas. Les charges d'exploitation portent leur taux dans la grille. Aucun poste ne reste ainsi sans chemin d'évolution, et un même taux ne s'applique jamais deux fois.
Saisie du personnel — Mode simple
Par défaut, le personnel se saisit de façon agrégée par année :
- Nombre de salariés
- Salaire brut mensuel moyen
- Taux de charges patronales, à ajuster au dossier
- Rémunération du dirigeant et son taux de charges sociales
Saisie des salaires bruts en pourcentage du chiffre d’affaires
Dans Compte de résultat → Personnel, choisissez Saisir les salaires bruts en % du CA HT pour construire un budget global par exercice.
- Renseignez les Salaires bruts (% du CA HT). Les montants suivent le chiffre d’affaires de chaque mois.
- Renseignez les Cotisations patronales (% du brut) : ce second taux porte sur les salaires bruts, pas sur le CA.
- Contrôlez les trois montants affichés : Salaires bruts (641), Cotisations patronales (645) et coût total employeur.
- Vérifiez les autres exercices et la confirmation de l’enregistrement.
Exemple : avec 100 000 € de CA HT, un budget brut de 20 % représente 20 000 € de salaires. Des cotisations patronales de 40 % du brut représentent 8 000 € supplémentaires, soit un coût employeur de 28 000 €.
La rémunération du dirigeant reste distincte. Ce budget ne se cumule pas avec une saisie du même personnel par salarié.
Si des salariés sont déjà saisis, le bouton Saisir les salaires bruts en % du CA HT est inactif et Node Pulse liste précisément ce qui bloque : salariés du mode simple, salariés détaillés du mode avancé, lignes de charges de personnel. Deux issues :
- retirer vous-même les saisies listées ;
- cliquer sur Remplacer les salariés saisis par un budget global. Une fenêtre reprend la liste exhaustive de ce qui sera retiré — c'est exactement cette liste qui est supprimée, ni plus ni moins. Le retrait n'a lieu qu'après votre confirmation, puis il est enregistré automatiquement dans quelques secondes. La rémunération du dirigeant et les collaborateurs libéraux ne sont jamais concernés.
ℹ️ À savoir
Taxe sur les salaires — le budget porte la même assiette. Sur un dossier en franchise de TVA, la taxe sur les salaires reste calculée après le passage au budget : son assiette devient la masse salariale du budget, comme elle était celle des salariés saisis. Auparavant, la conversion la ramenait à zéro sans le dire — un salarié à 36 000 € de brut portait 3 599,40 € de taxe, et le même budget 0 €.
Impact — le budget n'énumère pas ses salariés, alors que le barème est progressif par salarié. La masse est donc soumise au barème comme une rémunération unique, ce qui majore la taxe dès qu'elle couvre plusieurs postes. Pour un chiffrage à la tête, revenez à la saisie par salarié. Cette assiette vaut aussi pour les lignes de charges de personnel saisies à la main.
Dans l'autre sens, Retirer ce budget et revenir à la saisie par salarié rend la main au mode détaillé.
Saisie du personnel — Mode avancé
Activez le Mode avancé pour gérer un tableau nominatif :
| Champ | Description |
|---|---|
| Poste | Intitulé du poste |
| Type de contrat | CDI, CDD, Alternance, Stage, Intérim, Collaborateur, Dirigeant |
| Salaire brut mensuel | Montant en euros |
| Quotité | Temps plein (100 %) ou partiel (80 %, 50 %, etc.) |
| Primes | Montant annuel |
| Date d'embauche | Détermine les mois effectifs sur la période |
| Date de fin | Facultative, pour les CDD ou départs |
💡 Astuce
Le type de contrat propose des paramètres de calcul. Vérifiez les taux, les dates et les éventuelles exonérations applicables au dossier ; un stage ou une alternance ne doit pas être assimilé automatiquement à une absence de coût social.
En haut du tableau, un résumé affiche le nombre d'ETP (équivalents temps plein) et le coût annuel total.
Le dirigeant : statut social et rémunération technique
Choisissez le type de contrat Dirigeant et un encadré supplémentaire apparaît, avec le Statut social du dirigeant :
- Assimilé salarié (URSSAF) — Gérant minoritaire ou égalitaire SELARL/SELAS, président de SAS, gérant non associé d'EURL
- Travailleur non salarié (SSI / caisse libérale) — Gérant majoritaire de SELARL, gérant unique d'EURL, EI
Pour un dirigeant au statut TNS — et uniquement dans ce cas, la question est masquée pour un assimilé salarié — l'encadré pose une question directe : « Qui paie les cotisations sociales du dirigeant ? », avec deux choix :
- La société — cas courant (SARL, EURL, SELARL avant réforme) : deux lignes de charges, rémunération et cotisations.
- Le dirigeant, à titre personnel — gérant de SEL depuis la réforme 2025 : cotisations déclarées sur sa 2035, aucune ligne de cotisations dans la société.
Sous les deux choix, un mini-récapitulatif « Ce que ça donne au compte de résultat de la société » affiche la rémunération, les cotisations et le coût total qui en résultent — avant même de valider. Choisir Le dirigeant, à titre personnel met les cotisations à 0 € (elles restent dues, mais par le dirigeant, hors résultat de la société) ; le coût pour la société devient alors égal à la rémunération versée.
L'effet est immédiatement visible dans le tableau : quand le dirigeant paie à titre personnel, le coût employeur affiché est égal au brut, sans majoration de charges patronales, et la colonne des charges affiche « technique (2035) » à la place d'un pourcentage.
⚠️ Attention
Le choix n'est pas cosmétique : il déplace la charge des cotisations. Case cochée, elles sortent du résultat de la société et pèsent sur la 2035 de l'associé. Case décochée, la société les supporte (compte 646) et son résultat baisse d'autant. Tranchez avec le client avant de chiffrer la rémunération cible.
Fonctions utiles
- Reprendre l'année précédente — Reporte les montants de l'année N-1 vers l'année courante
- Appliquer une inflation — Augmente toutes les lignes d'un pourcentage donné d'une année sur l'autre. Sur le CA et les charges, les exercices suivants sont recalculés, chacun gardant le taux qu'il portait déjà. Sur le personnel, le geste ne concerne que l'exercice sélectionné — les salaires agrégés sont une saisie par exercice, sans trajectoire à rechaîner — et il s'abstient, en le disant, quand le personnel est saisi en détail (effectifs individuels ou budget personnel) : ces montants-là se modifient dans la section Personnel.
- Dotations aux amortissements — Calculées automatiquement à partir des investissements (ligne en lecture seule)
Investissements
Cliquez sur Investissements dans la barre latérale.
Ajouter un investissement
- Cliquez sur Ajouter un investissement
- Renseignez :
- Libellé — Ex. : « Véhicule utilitaire »
- Catégorie — Constructions, installations techniques, matériel de transport, matériel informatique, mobilier, logiciels, fonds de commerce, droit au bail, etc.
- Montant HT
- Date d'acquisition : visible directement sur chaque ligne, propre à chaque bien
- Mode d'amortissement — Linéaire ou dégressif
- Durée d'amortissement — En années (pré-remplie selon la catégorie : 3 ans pour le matériel informatique, 5 ans pour les véhicules, 10 ans pour le mobilier, etc.)
- Cochez TVA récupérable si la TVA est déductible (par défaut, oui)
En dépliant la ligne, vous verrez le tableau d'amortissement : base amortissable, dotation annuelle, cumul et valeur nette comptable pour chaque exercice.
Sous le tableau récapitulatif, la ligne Acquisitions de l'exercice (coût HT) totalise les acquisitions de chaque exercice, à leur date d'acquisition, réinvestissements des années suivantes compris. Ne la confondez pas avec la ligne TOTAL juste au-dessus, qui porte les dotations aux amortissements : la première dit ce que le dossier engage et quand, la seconde étale cet engagement sur la durée d'amortissement. Les deux lignes ne se comparent pas, et la colonne « Valeur brute » n'a pas de sens pour les acquisitions — elle affiche un tiret ; le total de la période figure sous le libellé. Ce total est celui que le plan de financement affiche en emplois — les deux écrans ne peuvent pas diverger.
ℹ️ À savoir
Les montants sont hors taxes, la TVA non récupérable étant incorporée au coût du bien (PCG art. 213-8). Les immobilisations reprises au bilan d'ouverture, elles, ne comptent pas comme des investissements de la période.
ℹ️ À savoir
Le fonds de commerce et le droit au bail ne sont pas amortissables selon le PCG, sauf pour les petites entreprises (CA < 12 M€, actif < 6 M€, < 50 salariés) qui bénéficient d'un amortissement fiscal de 10 ans.
Besoins de financement
Sous les investissements, une section Besoins de financement permet de saisir :
- Trésorerie de départ
- Stock de départ
- Dépôts et cautionnements
- Frais d'établissement
- BFR initial
Le total des besoins s'affiche en regard du total des financements pour vérifier l'équilibre.
ℹ️ À savoir
Chaque besoin est classé au bilan selon sa nature comptable. Les dépôts et cautionnements (compte 275 : dépôt de garantie d'un bail, caution de matériel) sont des immobilisations financières : ils figurent à l'actif immobilisé, ne sont ni amortis ni grevés de TVA, et entrent donc dans le calcul du fonds de roulement. Le plan de financement les présente sur leur propre ligne « Immobilisations financières (dépôts et cautionnements) », sous les immobilisations. Les frais d'établissement (compte 201 : honoraires de constitution, droits d'enregistrement) sont eux aussi immobilisés — incorporels, amortis sur cinq ans — et portent leur propre ligne « Frais d'établissement ». Le stock de départ, les créances et les charges constatées d'avance restent en actif circulant : ils sont décaissés au premier mois et le plan de financement les réunit sur la ligne « Constitution du BFR de démarrage », en emploi du premier exercice — c'est la présentation qu'attend un banquier sur un plan de financement de business plan. Ce montant est retiré d'autant de la ligne « Variation BFR » du même exercice : la variation du besoin en fonds de roulement reste globalement la même, elle se lit simplement sur deux lignes au lieu d'une, et le total des emplois comme la trésorerie sont inchangés. La ligne n'apparaît pas quand le dossier ne porte aucun besoin de démarrage circulant, et un besoin repris d'un bilan antérieur n'y figure jamais : il n'est pas décaissé sur la période. Ces besoins ne sont jamais ajoutés en plus sur une ligne d'investissement — un même euro n'apparaît qu'une fois en emplois. La trésorerie de départ et le BFR initial, eux, ne sont pas des décaissements.
Plan de financement
Cliquez sur Plan de financement dans la barre latérale.
Ajouter une source de financement
- Cliquez sur Ajouter un financement
- Renseignez :
- Libellé — Ex. : « Emprunt BPI »
- Type :
| Type | Description |
|---|---|
| Apport en capital | Apport des associés au capital social |
| Apport en compte courant | Injection de trésorerie par les associés |
| Emprunt bancaire | Prêt classique avec échéancier |
| Prêt d'honneur | Prêt sans intérêt ni garantie (souvent public) |
| Crédit-bail / LOA | Financement locatif avec option d'achat |
| Subvention | Aide non remboursable |
| Financement participatif | Crowdfunding |
| Apport de proches | Love money : prêt familial ou personnel |
- Saisissez le montant et la date de déblocage
- Pour les emprunts : complétez le taux d'intérêt, la durée en mois et le différé (mois sans remboursement)
- Pour un apport en compte courant : renseignez le taux d'intérêt annuel s'il est rémunéré, puis qualifiez la case Bloqué par convention (jusqu'à la fin du prêt)
Choisir la périodicité d’un emprunt bancaire
Dépliez la ligne d’un Emprunt bancaire, puis choisissez Échéances : Mensuelles, Trimestrielles, Semestrielles ou Annuelles. Ce choix est disponible quand l’échéancier est calculé à partir des conditions du prêt et que la ligne ne vient pas du dossier de financement. Les lignes synchronisées restent mensuelles et se modifient depuis leur tranche.
La durée et le différé restent exprimés en mois et doivent être des multiples de la périodicité choisie : par exemple, 60 mois et un différé de six mois pour un prêt trimestriel. Le remboursement In fine conserve le capital jusqu’à la dernière échéance. Le taux annuel est appliqué proportionnellement à la période ; une assurance fixe reste due à chaque échéance.
Avec des échéances trimestrielles, semestrielles ou annuelles, les intérêts sont répartis sur les mois de la période. Les intérêts courus non échus à la clôture apparaissent en charge et dans les dettes financières à court terme. Ils ne sont décaissés qu’à l’échéance et ne majorent pas le service de la dette du DSCR avant cette date. L’assurance reste comptabilisée à la date de l’échéance.
ℹ️ À savoir
Les échéances mensuelles conservent leur traitement habituel. Un échéancier bancaire déjà saisi conserve ses dates et comptabilise les intérêts à chaque échéance ; le sélecteur de périodicité est alors masqué. La périodicité du crédit vendeur, du prêt d’honneur et du crédit-bail ne se règle pas ici.
Compte courant d'associé : bloqué, exigible, ou non renseigné
La case Bloqué par convention a trois états, et c'est voulu. Un compte courant n'est pas la même ressource selon qu'une convention de blocage existe ou non, et Node Pulse ne devine jamais à votre place.
| État de la case | Ce que cela signifie | Effet sur les restitutions |
|---|---|---|
| Non renseignée (case grisée, état initial) | Personne n'a encore examiné la convention | Rien ne change : le compte courant reste, comme avant, à la fois une ressource durable du fonds de roulement et une dette financière des ratios d'endettement |
| Cochée | Une convention de blocage est signée et court toujours | Quasi-fonds propre : il sort des dettes financières, entre dans les capitaux propres des ratios, reste une ressource durable |
| Décochée | Le compte courant est remboursable à vue | Dette exigible : il sort des ressources durables et entre dans les dettes à court terme |
Tant que la case n'est pas qualifiée, un bandeau vous invite à trancher : « Précisez si ce compte courant est bloqué : cela change les ratios présentés à la banque. » Aucun de vos dossiers n'est qualifié d'office : la case reste vide tant que vous ne l'avez pas renseignée, et c'est votre décision, pas une migration silencieuse, qui fait bouger le classement.
ℹ️ À savoir
Cette version corrige par ailleurs plusieurs formules qui divergeaient d'une restitution à l'autre (taux d'endettement de l'export Excel, rapprochement fonds de roulement / besoin en fonds de roulement / trésorerie nette, tableau de variation des capitaux propres, date de versement des apports en compte courant). Ces corrections s'appliquent à tous les dossiers, indépendamment de la case : certains chiffres bougent donc, dans le sens du calcul juste. Votre expert-comptable référent dispose du détail chiffré.
Quand la case est cochée, dans toutes les restitutions :
- le compte courant sort des dettes financières du taux d'endettement et du gearing, et rejoint les capitaux propres de ces ratios ;
- il reste une ressource durable du fonds de roulement ;
- l'alerte « Endettement élevé » du bilan le compte du côté des capitaux propres ;
- le bilan, le PDF et l'export Excel affichent une sous-ligne « dont comptes courants bloqués » sous le poste « Comptes courants d'associés » (et « dont comptes courants exigibles » dans le cas inverse).
Le total du passif ne change jamais : le compte courant change de colonne d'analyse, il ne disparaît pas. Sur une création financée par 10 000 € de capital, 40 000 € de compte courant et 50 000 € d'emprunt, la case cochée fait passer le taux d'endettement de 401 % à 100 %.
Jusqu'à quand le blocage court-il ?
Quand vous cochez la case, un champ Bloqué jusqu'au apparaît. Renseignez-y la fin de la convention — le plus souvent la dernière échéance du prêt. La qualification est alors recalculée à chaque clôture d'exercice : passé ce terme, le compte courant redevient une dette exigible dans les exercices suivants. Sans cette date, le blocage est considéré comme sans terme connu et court sur tout l'horizon du prévisionnel.
⚠️ Attention
Ne cochez la case que si la convention de blocage existe réellement : c'est une pièce que la banque demande. Sans convention signée, le compte courant est une dette.
ℹ️ À savoir
Un apport de proches (love money) n'est pas un compte courant d'associé au sens de la convention de blocage : la case ne lui est pas proposée, et il reste traité comme avant au bilan.
Intérêts d'un compte courant rémunéré
Les intérêts servis à un compte courant sont calculés mensuellement, comptabilisés en charges financières (compte 6615) et décaissés le mois même. Ils apparaissent sur leur propre ligne — « Intérêts des comptes courants d'associés (6615) » — au compte de résultat détaillé, au détail des charges du rapport, au plan de trésorerie, au PDF et à l'export Excel, distincte de « Intérêts des emprunts (661) ». La ligne disparaît quand aucun compte courant n'est rémunéré.
En dépliant la ligne d'un emprunt, cliquez sur Voir tableau complet pour consulter le détail par échéance : date, capital, intérêts et montant à payer.
💡 Astuce
Un résumé en haut de page compare le total investi, les besoins de financement et le total financé. Si le financement est insuffisant, un avertissement s'affiche en rouge.
Répartir un apport par associé
Le banquier ne demande pas seulement « combien d'apport », il demande qui apporte quoi. Dépliez une ligne d'apport et vous trouverez le bloc « Répartir par associé ».
ℹ️ À savoir
Ce bloc n'apparaît que pour trois types de financement : Apport en capital, Apport en compte courant et Apport de proches (love money). Un emprunt ou une subvention ne se ventilent pas par associé.
Tant que rien n'est saisi, le bloc affiche : « Apport global non réparti. Détaillez ici qui apporte quoi pour le dossier bancaire (optionnel). »
- Cliquez sur Ajouter un associé
- La part est pré-remplie avec le reste à répartir et un nom par défaut (« Associé 1 », « Associé 2 »…) : elle est donc valide dès sa création et l’enregistrement automatique n’est jamais bloqué. Remplacez le nom par celui de l’associé.
- Répétez pour chaque associé — une ligne par part
Un compteur suit l'avancement en haut du bloc : « Réparti : X € / Y € », où Y est le montant total de la ligne d'apport.
⚠️ Attention
Une ventilation invalide bloque la sauvegarde de toute la page de financement, pas seulement de la ligne concernée. Trois cas la rendent invalide, chacun signalé en rouge sous les parts :
- Un associé sans nom → « Chaque part d'apport doit nommer un associé. »
- Un montant négatif → « Les montants par associé doivent être positifs. »
- Une somme des parts différente du montant de l'apport → « La répartition par associé (X €) doit égaler le montant de l'apport (Y €). »
Corrigez la ligne, ou supprimez les parts pour revenir à un apport global : la sauvegarde repart aussitôt. L’enregistrement automatique signale lui aussi le blocage, en reprenant le message exact de la règle en défaut.
La ventilation est reprise dans le rapport, sous forme d'un tableau « Détail des apports » par associé — exactement ce que la banque attend dans le dossier de financement.
Les SIG — Soldes intermédiaires de gestion
Une fois vos saisies effectuées, la page Compte de résultat affiche automatiquement les SIG en quatre cartes de synthèse :
- Chiffre d'affaires — Total des ventes et prestations
- Valeur ajoutée — Richesse créée (marge - consommations)
- EBE (excédent brut d'exploitation) — Performance opérationnelle avant amortissements et frais financiers
- Résultat net — Bénéfice ou perte après toutes charges et impôts
Le tableau détaillé des SIG déroule la cascade complète : formation du CA → marge commerciale → valeur ajoutée → EBE → résultat d'exploitation → résultat courant → résultat net → capacité d'autofinancement (CAF).
ℹ️ À savoir
Les flèches de tendance entre les colonnes annuelles indiquent l'évolution d'une année sur l'autre. Vert (▲) pour une amélioration, rouge (▼) pour une dégradation.
Résultat
Vos quatre blocs de saisie alimentent l'ensemble des résultats du prévisionnel : trésorerie, bilan, alertes et bancabilité. La barre de progression dans la barre latérale indique l'avancement module par module.
Articles connexes
- Créer un prévisionnel
- Configurer les informations et hypothèses
- Gérer les événements de structure
- Rédiger les justifications
- Suivre la trésorerie
- Lire le bilan prévisionnel
- Suivre la trésorerie et piloter le BFR
- Comparer les scénarios et exporter le rapport
Caler une marge après stocks
Dans les charges d’exploitation, Caler une marge cible après stocks est disponible pour les achats de marchandises (607) et de matières premières (601) exprimés en pourcentage du CA. La cible dépend de la ligne choisie :
- pour une ligne 607, la marge commerciale : ventes de marchandises moins coût d’achat des marchandises vendues (achats corrigés de la variation de stock), rapportée aux ventes de marchandises ;
- pour une ligne 601, la marge sur production : production de l’exercice moins matières consommées, rapportée à la production de l’exercice (vocabulaire des soldes intermédiaires de gestion).
Les autres achats (fournitures, énergie, prestations) n’entrent pas dans cette marge : une cible de 70 % donne bien 30 % d’achats de marchandises, quel que soit le poids de l’électricité ou du petit équipement. Calculer les achats propose un taux, avec le coût soustrait, la variation de stock et la marge obtenue après arrondis mensuels. La variation de stock affichée est celle de la seule famille visée — marchandises pour une ligne 607, matières pour une ligne 601 — au signe « stock initial moins stock final » : négative quand le stock se constitue. La virgule et le point sont acceptés dans le champ de saisie.
Dans les soldes intermédiaires de gestion, la ligne dont variation de stock de marchandises (stock initial − stock final) apparaît sous le coût d’achat dès qu’un stock se constitue ou se déstocke : la première année d’une création, une partie des achats part en stock, la ligne est négative et la marge affichée dépasse la marge saisie. Cette ligne est une lecture du coût au-dessus d’elle, pas un terme supplémentaire de la cascade.
Le calcul utilise les stocks et les autres achats du dossier. Appliquer à cet exercice modifie uniquement le taux de la ligne et de l’exercice choisis ; enregistrez ensuite le compte de résultat. Il s’agit d’un calage ponctuel : une modification ultérieure des stocks, du CA ou des autres achats appelle un nouveau contrôle. Une cible impossible en ajustant cette seule ligne est signalée.
Échelonner plusieurs acquisitions
Chaque immobilisation conserve sa date. Pour un dossier démarrant en septembre 2026, un achat en novembre 2026 est situé en M3 et un achat en novembre 2027 en M15. Les décaissements et amortissements suivent ces dates. Le chevron ouvre les paramètres complémentaires ; il n’est pas nécessaire de le déplier pour renseigner la date.