Dossier valorisation · La méthode appliquée
Valorisation d’entreprise : du dossier à la conclusion.
Comment Node Pulse structure une valorisation : mission, diagnostic, sources, méthodes adoptées, conclusion motivée et revue du rapport. Fonctions et limites explicites.
Par la rédaction Node Pulse · Mis à jour le
Commencer par l’objet de la mission
Une négociation de cession, une analyse patrimoniale et une estimation de valeur vénale n’ont pas le même objectif. Dans la vue Expert, le dossier commence par une entreprise, une date et un périmètre. Le cadre fiscal est facultatif.
Node Pulse distingue fonds de commerce, valeur d’entreprise et valeur des titres. La participation évaluée, ses catégories de titres et ses droits restent identifiés. Le passage de la valeur d’entreprise aux titres explicite la dette nette et les autres éléments de passage.
La référence de cette présentation est la fiche produit du module Valorisation. Notre lecture du guide DGFiP 2026 situe le cadre méthodologique ; elle ne vaut pas certification du logiciel.
Ce que le dossier permet de documenter
| Étape | Dans Node Pulse | Décision du professionnel |
|---|---|---|
| Diagnostic | Environnement PESTEL, analyse stratégique et financière, historiques et budgets. | Relier les risques et perspectives aux hypothèses retenues. |
| Retraitements | Ajustements signés, agrégats normalisés et pièces justificatives. | Justifier chaque correction et reporter explicitement les montants dans les méthodes. |
| Taux | Hypothèses MEDAF/CMPC documentées, liaison aux méthodes compatibles. | Choisir les paramètres, leur date et leur cohérence avec le flux. |
| Références | Transactions et comparables qualifiés, sources et réserves. | Vérifier la comparabilité et distinguer titres, fonds et repères sectoriels. |
| Patrimoine | Immobilier, fonds, participations, fiscalité latente et éliminations internes explicites. | Étayer les valeurs et justifier les ajustements sans les compter deux fois. |
| Restitution | Méthodes adoptées, conclusion motivée, préparation et revue du PDF. | Confirmer les éléments retenus avant export et reprendre la revue après une modification substantielle. |
Des méthodes disponibles, un choix à justifier
Le catalogue comprend douze variantes de calcul : barèmes CA, multiples EBE, comparables qualifiés, analogie EBIT, capitalisation du résultat d’exploitation, capitalisation du résultat net, valeur de rendement, DCF, Gordon-Shapiro, actif net réévalué, praticiens et goodwill. Une référence transactionnelle le complète.
Leur disponibilité et leur pertinence dépendent du dossier et des sources. Une transaction antérieure qualifiée est prise en compte selon le cadre applicable. Un barème documentaire, une cession de fonds et une transaction sur les titres de la société ne constituent pas des références interchangeables.
Pour le DCF, les sensibilités portent sur le taux, la croissance et des chocs combinés de marge, de BFR et d’investissements. Elles permettent d’examiner les hypothèses qui font varier le résultat. Elles ne choisissent pas la valeur à la place du professionnel.
Quelle méthode, pour quelle base de valeur ?
Ce tableau décrit les variantes du module et leurs conditions de lecture. Une méthode calculable n’est pas nécessairement pertinente pour la mission. La valeur d’entreprise (VE), la valeur des capitaux propres et le prix d’un fonds ne se comparent pas directement.
| Variante | Objet et base de valeur | Données nécessaires | Réserve ou motif d’exclusion |
|---|---|---|---|
| Barèmes CA | Fonds, entreprise ou titres : base à qualifier d’après la source. | CA HT ou TTC, période, observations, coefficient retenu et source. | Références portant sur un autre objet ou un CA défini différemment ; coefficient sans justification. |
| Multiples EBE | Base de la référence à qualifier ; si VE, passage aux titres explicite. | EBE retraité, références compatibles, multiple choisi, dette nette si passage aux titres. | EBE non représentatif ; confusion avec EBITDA ou EBIT ; multiple induit par la conclusion elle-même. |
| Comparables qualifiés | Fonds, VE ou titres selon les références ; homogénéisation nécessaire. | Objet cédé, prix, agrégat, dates, droits, sources et exclusions. | Échantillon inadapté ; prix de fonds assimilé à un prix de titres ; droits d’utilisation insuffisants. |
| Analogie EBIT (multiples VE/EBIT) | VE, puis capitaux propres après passage aux titres. | EBIT normatif, références VE/EBIT qualifiées, multiple retenu et éléments de passage. | EBIT ou références non comparables ; passage aux titres incomplet. |
| Capitalisation du résultat d’exploitation | VE, puis capitaux propres après passage aux titres. | Résultat normatif après IS, coût du capital, croissance et éléments de passage. | Résultat non soutenable ; incohérence flux/taux ; croissance incompatible avec le taux. |
| Capitalisation du résultat net | Capitaux propres directement. | Résultat net normatif, coût des capitaux propres et croissance. | Résultat net non représentatif ; emploi d’un CMPC à la place du coût des capitaux propres. |
| Valeur de rendement (capitalisation des dividendes) | Titres ; pertinence liée aux droits et à la politique de distribution. | Dividende normatif, taux de rendement et politique de distribution. | Distribution non représentative ; dans le parcours fiscal du module, un bloc de contrôle ne contribue pas par cette méthode. |
| DCF | VE dans le parcours du module ; passage aux titres ensuite. | Flux prévisionnels, horizon, BFR, investissements, taux et hypothèse terminale. | Prévisions insuffisamment étayées ; valeur terminale ou sensibilités non expliquées. |
| Gordon-Shapiro | Capitaux propres, à partir de dividendes soutenables. | Dividende de référence, convention temporelle, croissance et coût des capitaux propres. | Croissance supérieure ou égale au taux ; dividendes incompatibles avec les droits ou la capacité distributive. |
| Actif net réévalué | Capitaux propres ; utile notamment pour documenter le patrimoine. | Actifs et passifs revus, réévaluations, fiscalité latente et droits. | Patrimoine ou passifs incomplets ; ANR traité comme une VE ou un plancher universel. |
| Praticiens | Capitaux propres : combinaison de patrimoine et de rendement. | Composants adoptés, dates et droits compatibles, poids motivés. | Composants périmés ; combinaison et composants recomptés comme preuves indépendantes. |
| Goodwill | Capitaux propres dans le parcours qualifié ; survaleur ou badwill documenté. | ANR, incorporels remplacés, base CP ou CPNE, bénéfice, taux et durée. | Incorporels comptés deux fois ; surprofit sans justification ; badwill automatiquement ramené à zéro. |
| Référence transactionnelle — hors des douze variantes | Titres ou participation concernés par une transaction antérieure qualifiée. | Date, prix, bloc, droits, conditions de l’opération et évolution depuis la cession. | Prix de convenance, contexte ou droits non comparables ; extrapolation mécanique du prix d’un bloc. |
Comment passe-t-on à la valeur d’une participation ?
Lorsqu’une méthode produit une VE, le cabinet documente d’abord le passage aux capitaux propres : dette financière nette et autres éléments de passage. Il vérifie ensuite les titres et droits du bloc évalué. Un prorata du capital peut être une étape du raisonnement ; des droits particuliers ou des ajustements motivés peuvent en modifier le résultat.
Les méthodes donnant directement les capitaux propres ne nécessitent pas de déduire à nouveau la même dette. Un barème de fonds n’est pas davantage transformé en valeur des titres par un simple changement d’étiquette. Voir le passage de la VE aux titres et la documentation des blocs et des droits.
Pourquoi garder deux approches par les dividendes ?
Dans le module, la valeur de rendement capitalise un dividende normatif selon un taux de rendement documenté. Gordon-Shapiro explicite aussi la croissance et la convention temporelle du dividende, avec le coût des capitaux propres. Ces variantes ne deviennent pas deux preuves indépendantes du seul fait qu’elles produisent deux résultats.
Adopter les méthodes, puis motiver la conclusion
Le professionnel relit les méthodes, les adopte à une date donnée et les rattache à la conclusion. Il peut retenir une valeur, un intervalle ou une pondération explicitement motivée. Le logiciel ne fabrique pas une moyenne obligatoire à partir des chapitres sélectionnés.
Le rapport unifié propose cinq profils : complet, court, cession/transmission, financement et dirigeant. Ils adaptent la restitution au destinataire. Le cabinet prépare la revue, confirme les éléments retenus, puis exporte et archive le PDF.
Le cas COFFRETS commenté illustre une valeur choisie et une pondération propre à ce dossier. Pour le parcours dans l’application, consultez préparer, revoir et exporter le rapport.
Ce qui reste à la charge du cabinet
- Le report des agrégats normalisés dans les méthodes est explicite. Il faut vérifier l’accord entre le dossier de travail et les valeurs utilisées.
- Les participations et éliminations internes ne constituent pas une consolidation automatique ni une synchronisation des valeurs des filiales.
- La comparaison des positions administration/contribuable aide à documenter un désaccord. Elle n’automatise pas une procédure contentieuse.
- Les droits d’utilisation des sources conditionnent leur restitution. L’assistance rédactionnelle ne remplace pas leur vérification.
- L’appui sur le guide DGFiP de juin 2026 ne garantit pas l’acceptation d’une valeur par l’administration.
Pour les SCI, holdings et blocs de titres, consultez aussi la documentation patrimoine, groupes et droits.