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Observatoire Node Pulse des cessions

Combien se vend un hôtel ?

Prix de vente observés d’un hôtel en France, par année, issus des cessions de fonds publiées au BODACC.

Sur le millésime 2025, les cessions d’hôtels publiées au BODACC montrent un prix médian de 261 000 €, entre 100 000 € pour le premier quintile et 540 000 € pour le dernier. L’écart entre les deux dit l’essentiel : il n’existe pas de prix unique, et la moitié de la négociation se joue sur ce qui distingue un fonds de son voisin.

Chaque repère indique son année, son niveau de vérification et ses réserves. Aucun n’est une évaluation. La méthode complète — sources, seuil de confidentialité, millésimes — est publiée sur la page méthodologie, et l’ensemble des métiers sur l’Observatoire.

Les fourchettes de prix d’un hôtel, année par année

Pour chaque mesure, l’Observatoire publie le premier quintile, la médiane et le dernier quintile. La médiane partage les ventes en deux moitiés : une vente exceptionnelle ne la déplace pas.

Prix de vente

MillésimePremier quintileMédianeDernier quintileMoyenne tronquée
2023200 000 €350 000 €844 000 €459 000 €
2024153 000 €291 000 €654 000 €369 000 €
2025100 000 €261 000 €540 000 €306 000 €

Prix / chiffre d’affaires

MillésimePremier quintileMédianeDernier quintileMoyenne tronquée
2023pas de repère publié pour cette année
20240,240,941,540,93
2025pas de repère publié pour cette année

La moyenne tronquée écarte les extrêmes de la distribution. Lorsqu’elle s’écarte nettement de la médiane, la répartition des ventes est asymétrique : quelques transactions tirent l’ensemble sans représenter le marché courant.

Les prix d’un hôtel, région par région

Choisissez une région — sur la carte ou dans le menu — pour consulter les deux cohortes publiables. Chaque ligne indique le nombre exact de vendeurs distincts, les fourchettes de prix et l’indice de la région par rapport à la même profession en France, base 100.

Indice France = 100 — médiane régionale rapportée à la médiane France du métier :
nettement sous la France (moins de 85)
sous la France (85 à 95)
proche de la France (95 à 105)
au-dessus de la France (105 à 115)
nettement au-dessus de la France (115 ou plus)
non publié (sous seuils)

Fond de carte : d’après Admin Express (IGN), via france-geojson — Licence Ouverte 2.0.

Cohortes publiables — Auvergne-Rhône-Alpes
AnnéeCohorteVendeursP20MédianeP80Moy. tronquéeFrance = 100
2023BODACC vérifié19112 000 €230 000 €436 000 €284 000 €71,9
2024BODACC vérifié2072 000 €224 000 €392 000 €246 000 €81,5
2025BODACC vérifié1769 000 €200 000 €470 000 €234 000 €80,0

Une région absente n’a pas franchi tous les seuils de publication. La cohorte Sirene est un sous-ensemble du BODACC vérifié ; elle n’utilise ni le RNE ni les comptes annuels.

Le secteur en chiffres, selon l’Insee

En 2023, l’Insee dénombrait 21 225 entreprises dans le secteur « Hôtels et hébergement similaire » (NAF 55.10Z), pour un chiffre d’affaires moyen de 1 181 000 € hors taxes par entreprise. L’unité comptée est l’entreprise, pas l’exploitant : une société qui exploite plusieurs fonds compte pour une.

Sur 100 € de chiffre d’affaires du secteur, la répartition mesurée par l’Insee est la suivante :

  • Consommations intermédiaires52,9 %
  • Frais de personnel31,1 %
  • Impôts liés à la production2,1 %
  • Excédent brut d’exploitation14,0 %

Ces chiffres décrivent le secteur au sens de la nomenclature d’activités (NAF), pas l’échantillon des cessions ci-dessus : les deux périmètres se recouvrent sans coïncider. Et un chiffre d’affaires moyen ne se divise pas dans un prix — le ratio prix / chiffre d’affaires publié plus haut est calculé cession par cession, sur le chiffre d’affaires du vendeur, jamais sur une moyenne de secteur.

Source : Insee, Ésane 2023 — Licence Ouverte 2.0.

Ce qui fait le prix d’un hôtel

Les repères ci-dessus décrivent un marché. Ce qui suit décrit un fonds : les éléments qui expliquent qu’à activité comparable, deux affaires ne se vendent pas au même prix. Aucun n’est chiffrable depuis les annonces publiées.

Vend-on les murs ou le fonds de commerce ?

C’est la première question à trancher, car elle change la nature de l’opération. En hôtellerie, l’exploitant est parfois propriétaire de l’immeuble, parfois locataire. La cession du fonds de commerce porte sur l’exploitation : clientèle, droit au bail, matériel, nom commercial. La vente des murs relève d’une transaction immobilière distincte, avec sa propre logique de prix. Les repères de cession publiés par l’Observatoire portent sur les fonds, pas sur les immeubles. Lorsque murs et fonds appartiennent au même cédant, l’évaluation doit les distinguer clairement, y compris lorsque l’acquéreur souhaite reprendre les deux. L’expert-comptable structure cette séparation avant toute discussion de prix.

Quel poids le bail commercial a-t-il dans le prix ?

Quand l’exploitant est locataire, le bail est un déterminant central de la valeur du fonds. Trois éléments s’examinent en priorité : la durée restant à courir, le niveau du loyer et la destination des lieux. Un loyer élevé ampute durablement la rentabilité que l’acquéreur peut espérer, ce qui pèse mécaniquement sur le prix qu’il acceptera de payer. Une destination rédigée de façon restrictive limite les évolutions possibles de l’exploitation. À l’inverse, un bail long, à loyer mesuré et à destination large, sécurise le repreneur. L’analyse du bail est donc un préalable à l’évaluation, pas une vérification de dernière minute.

Comment le classement, l’emplacement et la saisonnalité jouent-ils ?

Le classement de l’établissement conditionne le positionnement tarifaire et la clientèle visée ; il s’apprécie avec l’état réel de l’hôtel, car un classement que les prestations ne soutiennent plus n’a guère de valeur pour un repreneur. L’emplacement reste déterminant : il commande le taux de remplissage possible et ne se corrige pas après l’acquisition. La saisonnalité de l’activité mérite un examen spécifique. Un établissement qui concentre son chiffre d’affaires sur une partie de l’année expose le repreneur à une trésorerie plus tendue et à une sensibilité plus forte aux aléas d’une saison. Ces caractéristiques ne se lisent pas dans un compte de résultat annuel ; elles s’apprécient sur pièces et sur place.

L’état de l’établissement change-t-il la valeur ?

Oui, directement. L’état du matériel et des installations détermine les investissements que le repreneur devra engager après la reprise : ce qu’il devra dépenser pour maintenir ou remettre à niveau l’établissement vient en déduction de ce qu’il est prêt à payer. La conformité des locaux s’examine avec la même rigueur, notamment au regard des obligations applicables aux établissements recevant du public. Une mise aux normes différée par le cédant devient une charge certaine pour l’acquéreur, et donc un argument de négociation. Un dossier de vente solide documente l’état de l’établissement plutôt que de laisser l’acquéreur le découvrir.

Comment sécuriser la vente une fois le prix trouvé ?

La cession d’un fonds de commerce obéit à des formalités de publicité prévues par le Code de commerce, notamment ses articles L. 141-12 et L. 141-14. Ces publications ouvrent aux créanciers du cédant des délais légaux pour se manifester, ce qui explique que le vendeur ne dispose pas immédiatement du prix. Le calendrier de l’opération doit intégrer ces contraintes dès la négociation. Au-delà des formalités, la préparation du dossier conditionne la solidité du prix : bail à jour, comptes présentables, état du matériel documenté, situation de conformité clarifiée. L’expert-comptable du cédant orchestre cette préparation et sécurise chaque étape jusqu’à l’encaissement.

D’où viennent ces repères

2025 — Activité vérifiée à l’Insee

Chaque vendeur de cet échantillon exerçait bien cette activité au répertoire Sirene de l’Insee, à la date de la vente. Le niveau de vérification porte sur le rattachement au métier, jamais sur le prix.

  • Multiples normalisés informatifs : ils ne constituent pas une évaluation du fonds.
  • Poids dans cette publication : 0 %. Cette vue informative ne contribue pas à la valeur retenue ni au corridor de négociation.
  • Comptes publics antérieurs à la cession uniquement ; leur absence ne permet aucune conclusion sur le vendeur.
  • Caractéristiques des vendeurs observées à date courante via Sirene, non à la date de cession.
  • Cessions de fonds de commerce uniquement : les cessions de titres ne sont pas observées.
  • Statistiques k-safe par bandes de vendeurs distincts ; aucun effectif ni ratio unitaire n’est diffusé.
  • Repère national non ajusté au dossier : ni géographie, ni tranche de chiffre d’affaires, ni qualité d’emplacement.

Questions fréquentes

Achète-t-on les murs ou le fonds quand on reprend un hôtel ?

Les deux opérations existent et n’ont ni le même prix, ni le même financement, ni la même fiscalité. Les repères publiés sur cette page portent sur les cessions de fonds de commerce : ils ne décrivent pas la valeur d’un ensemble immobilier. Confondre les deux conduit à comparer des grandeurs de nature différente.

Le classement d’un hôtel se transmet-il au repreneur ?

Le classement est attaché à l’établissement et à son exploitant : il suit l’exploitation, mais reste soumis au respect des critères et à un renouvellement périodique. Un classement proche de son échéance, ou fragilisé par des travaux non faits, est un point à instruire avant l’offre — sa perte modifie le positionnement commercial autant que le prix.

Ces repères ne sont pas une évaluation

Un prix observé décrit un marché ; il ne décrit ni le bail, ni la dépendance à l’exploitant, ni l’état du matériel du fonds concerné. Les repères de l’Observatoire ont un poids explicitement nul dans le module Valorisation de Node Pulse. Si une vente se prépare, le parcours et les délais sont décrits sur Vendre son fonds de commerce, et la lecture des repères sur la page consacrée aux repères de cession.

Citer l’Observatoire

Les repères sont dérivés de données publiques diffusées sous leurs licences de réutilisation respectives. Leur reprise est libre, sous réserve d’attribution :

Source : Observatoire Node Pulse des cessions, métier hôtel, d’après BODACC, Sirene historique, INPI-RNE brut. Millésime 2025, consulté le 7 octobre 2026.

Vous êtes expert-comptable ? Le module Valorisation intègre ces repères avec leurs réserves — voir ce que Node Pulse propose aux cabinets.